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Le Général Séré de Rivières

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La défaite de 1870, fait perdre à la France l'Alsace et la Lorraine la privant ainsi de ses défenses face à l'ennemi Allemand. Tout le système défensif de la France est à repenser. Malgré la fragilité des grandes places fortifiées durant la guerre, l'option stratégique adoptée est celle d'un rideau défensif fortifié. Cette option va de pair avec la faiblesse de l’effectif militaire d'après guerre.

Sous la direction du général Séré de Rivières, une ligne de fortification est envisagée le long de ces nouvelles frontières. Le 17 juillet 1874, une loi cadre est votée et alloue 88 millions de francs à la construction du système de défense "Séré de Rivières"

Le principe de cette ligne de fortification doit empêcher toute intrusion ennemie, faciliter la mobilisation de l'Armée française et servir de base arrière pour une éventuelle reconquête des territoires perdus en 1870. Le système prévoit la création de quatre camps retranchés : Belfort, Toul, Épinal et Verdun. Ces Camps sont reliés entre eux par des forts de liaison capables de se protéger les uns les autres par le feu de leurs canons.

Combinant la puissance de feu des ouvrages et l'exploitation des accidents de relief, le front de l'est devait devenir impénétrable. L'apparition en 1885 de nouvelles poudres brisantes remet en cause le les fortifications "Séré de Rivières".

La crise de "l'obus torpille" impose la modernisation des ouvrages en maçonnerie par l'adjonction d'une couche de blindage en béton.

Tous les forts ne furent pas modernisés. A la veille de la grande guerre, l'Armée française supprime des ouvrages les éléments devenus désuets sans les remplacer. De même la défense de la frontière nord est négligée, la France s'en remet à son voisin belge pour assurer cette mission