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Le glossaire des Ayvelles

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Casemate-107TN

Atelier de chargement : Au nombre de trois et référencées i107, j108 et h109, ces casemates de tir indirect n'ont jamais été utilisées que comme locaux de chargement. Elles sont placées sous le parados à proximité des poudrières. Elles sont desservies par une gaine de 2,5 mètres de largeur.
capoTN
Les caponnières : Le flanquement des fossés est assuré par deux doubles caponnières situées aux saillants Nord et Sud ; chaque face est battue par trois pièces ( deux pour le fossé, une pour le chemin de ronde ) protégées par des visières en maçonnerie de 7 mètres de profondeur. Le sol des caponnières est au niveau du sol des fossés. Des galeries crénelées avec créneaux de pied occupent leurs têtes, pour en défendre les approches. Le fond du fossé qui contourne la caponnière a 5 m. 20 de largeur, le fossé a 7 mètres de largeur en haut; en outre, un fossé diamant de 4 mètres de large sur 4 mètres de profondeur est pratiqué en avant de chaque embrasure, de manière à intercepter toute communication entre les fossés Est et Ouest.
MouginTN
La casemate du Cdt Mougin : Dix casemates cuirassées ont été construites en France. L'ouvrage des Ayvelles devait, selon l'instruction ministérielle du 14 janvier 1879, en comporter deux : une au fort et l'autre à la batterie (aujourd'hui disparue).La casemate "Mougin" présentait l'originalité d'associer, pour la première fois, une couche de béton à des pièces métalliques. Un bouclier de 7 tonnes venait obstruer ou démasquer l'embrasure. La casemate du Commandant Mougin du Fort avait pour mission de battre la ligne de chemin de fer Reims-Mézières, le couloir entre Boulzicourt et Flize, St Marceau et enfin le point culminant du bois d'Enelle. Les travaux s'étalèrent de 1879 à 1882. Les éléments de cuirassement, soit 120 tonnes de fonte, furent débarqués en gare de Mohon . La chambre de tir était dimensionnée pour accueillir un canon de 155 mm monté sur affût de casemate. Le canon a aujourd'hui disparu et le mécanisme du sabord est partiellement détruit. Le 23 novembre 1882, les deux casemates cuirassées dénommées G et H du fort et à la batterie des Ayvelles furent remises par les services du Génie à ceux de l'Artillerie.
caserneTN
Le casernement : Le casernement est organisé, ainsi que les magasins, à l’intérieur du parados. Ces locaux doivent consister en deux bâtiments semblables se faisant face, séparés l'un de l’autre par une cour de 8 mètres de large et de 30 mètres de long, dont la direction est Nord-sud de manière que la façade de chacun de ces bâtiments reçoive également chaque jour les rayons du soleil. Les bâtiments sont à deux étages, d'une hauteur totale de 8 m 20 de l'intrados de la voûte principale au sol du rez-de-chaussée. Les chambres du rez-de-chaussée ont 6 m de large, celle du 1er étage 6 m 10. Des voûtes en briques de 0 m 12. (Circulaire du 10 mai 1876) séparent les deux éetags qui ont ainsi 4 mètres de hauteur sous clef. Le casernement pourra suffire à une garnison de 880 hommes y compris les officiers, gardes de batterie, etc... Des magasins d'artillerie ont été ménagés aux angles Sud-est et Sud-ouest du massif casematé à proximité des parapets de combat.
EntreeTN
Le corps de garde d'escarpe : Fermée à l'origine par un pont-levis, l'unique entrée du fort est située au sud-est de l'ouvrage. Le pont à deux piles qui la reliait au corps de garde a, lui aussi, disparu. Des coffres d'escarpes qui la jouxtent, partaient les chemins de ronde couverts.
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Le corps de garde de contrescarpe : Premier ouvrage sur la route des assaillants, le corps de garde de contrescarpe est composé de deux casemates défensives. De la casemate N°2 part la galerie de contrescarpe qui dessert le magasin à poudre souterrain.
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Les échauguettes : Le fort des Ayvelles est le seul fort en France présentant sur une de ses deux caponnières, deux échauguettes (4 à l'origine) en encorbellement, avec culot et petite coupole, placées à l'extrémité des orillons. Il s'agit d'échauguettes assemblées à joints vifs. Cette technique se rencontre fréquemment dans les échauguettes de la Renaissance, permettant leur démontage rapide. Leur aspect et cette technique de construction pourrait laisser penser que nous sommes en présence d'échauguettes du XVIe siècle. Cependant, il est plus vraisemblable qu'il s'agisse d'imitations. Bien que leur réalisation intervienne à une période d'importante restriction budgétaire pour la construction des forts et que les trop grandes originalités décoratives étaient bannies pour leur coût trop excessif, ces éléments, extrêmement fragiles, paraissent avoir été utilisés dans un but purement décoratif.
FosseTN
Le fossé : Le fossé a 10 mètres de largeur au fond, sa profondeur moyenne au dessous du sommet de la contrescarpe est de 8 mètres. La contrescarpe de 7 mètres de hauteur est construite avec arceaux évidés et surmontée d'un talus dont la hauteur varie avec la forme du terrain. La pente du fond du fossé est uniforme, de manière à en assurer le flanquement par les caponnières. L'escarpe consiste en un mur détaché de 0 m. 80 centimètres d' épaisseur et de 4 mètres de hauteur établi suivant les côtés d'un carré de 230 mètres de côté y compris l'emplacement des caponnières. La largeur du plafond est de 7. 60 entre le pied de l'escarpe et celui de la contrescarpe.
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La galerie enveloppe : Les traverses ont une épaisseur minimum de 4 mètres au sommet et dépassent la crête de 2 mètres. Sous chaque traverse, on a ménagé un abri de 2 m 50 de largeur, 2 m 50 de hauteur sous clef et 15 mètres de longueur communiquant avec la plate-forme par une gaine de 1 mètre de large et 2 mètres de hauteur, qui relie tous les abris entre eux, et d' où débouchent sur chaque plate-forme, deux couloirs, normalement à la crête. Les couloirs forment murs de soutènement pour le talus intérieur du parapet jusqu'à un mètre au dessus du niveau de la plate-forme.
PoudriereTN
Le magasin à poudre : Les magasins à poudre, au nombre de deux et symétriquement placés, ont chacun 19 m 60 de long, 6 mètres de large et 4 m 80 de hauteur. Les magasins sont placés sous le massif du parados et recevront sur extrados au moins 5 mètres de terre. Les deux poudrières du Fort devaient contenir 160 tonnes de poudre.
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PuitsTN
Les puits : L'eau se trouve à une profondeur de 29 mètres, ce qui rend l'approvisionnement facile. Deux puits sont placés dans le massif de la caserne à proximité de la rue du rempart et des locaux habités. On peut compter sur cinq mètres cube par heure, quantité bien supérieure aux besoins du service des bouches à feu et pour la consommation de la garnison.
RempartTN
La rue du rempart : La rue du rempart a 5 mètres de large. Elle est partout au moins à 4,50 mètres au dessous de la crête d'artillerie. Le terreplein est à 2,30 mètres au dessous de la crête avec une largeur de 6 mètres entre les pieds des talus des traverses.
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Les places d'armes : Au dessous des crêtes du parapet d'artillerie, en avant de quatre des côtés de l'octogone, on a ménagé quatre places d'armes pour l'infanterie symétriquement placées au Nord, au Sud, à l'Est et à l'Ouest de l'ouvrage. Les crêtes de ces places d'armes sont brisées par un pan coupé et deux flancs, permettant ainsi de battre par la mousqueterie les abords du fort. Les parapets de ces places d'armes ont 6 mètres d'épaisseur et leur terre-plein est assez large pour recevoir de l'artillerie. Le projet d'armement admet qu'on installera dans chacune d'elles un mortier de 22 m/m et un de 15 m/m destinés à battre les pentes environnantes. Leurs parapets sont établis dans le massif du parados d’artillerie, de manière à réduire à quatre le nombre des faces dont les fossés doivent être flanqués. On accède à chacune de ces places d’armes par un passage accolé à une des traverses du parapet d'artillerie. La poterne de sortie passe par l'intérieur de l'une d'elles, ce qui permet de couper ce long couloir par une cour assez vaste. Enfin deux de ces places d’armes sont en communication directe avec les deux caponnières établies aux angles Sud et Nord du fort pour le flanquement des fossés; par suite de cette disposition, la garde spécialement chargée de la surveillance des abords du fort et répartie entre les caponnières et les places d’armes, se trouvera isolée des batteries et il sera facile de maintenir des relations constantes entre les défenseurs des caponnières et ceux des crêtes supérieures

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Les magasins citernes : Les magasin N° 17 et 46 recouvrent chacun une citerne de 273 mètre cube. Cette réserve d'eau potable aurait été utilisée dans le cas où l'eau des puits serait venue à manquer ou aurait été rendue impropre à la consommation par l'ennemi.